mardi 23 octobre 2012

Love & Death - The Abandoning


"The Abandoning" est le premier single extrait de ‘Between Here and Lost’, de Love and Death... Premier car, d'après Head, "Paralyzed" et "Chemincals" version album seront légèrement différentes des versions EP que nous connaissons...


Cette chanson n'est pas mal du tout... Encore un fois, Head nous gratifie d'une bonne chanson, des riffs bien lourds et percutants, bien éloigné du côté mielleux de son premier album solo... Il impose également davantage sa voix dans ce mix, pas de filtre sur les couplets, seulement sur le refrain... Bref un ensemble cohérent et une très bon album en perspective. 

KoRn - Nouvel album

Lors d'un concert de Fear and the Nervous System, Munky a donné quelques informations sur la progression du nouvel album de KoRn :

"Nous écrivons un album pour Korn en ce moment. Nous avons environ 15 idées de chansons, elles ne sont pas complètes car nous sommes encore en train de les peaufiner et nous cherchons également le bon producteur. Nous rencontrons différents gars pour trouver le bon... C'est vraiment excitant, 2013 sera une grosse année pour KoRn... Nous sommes retournés en studio et nous écrivons davantage comme un groupe de rock/metal" (En comparaison à The Path of Totality")

lundi 22 octobre 2012

Love & Death - Between Here & Lost - Pochette

Voici donc la pochette de "Between Here and Lost", premier album de Love & Death, qui sort donc le 20 novembre prochain... 


Petite nouveauté... enfin je vais essayer...


Je post ce petit message pour proposer quelque chose de nouveau. En effet, lorsque je réceptionne un nouvel album, je l'écoute une première fois, puis quelques heures plus tard, une seconde et, le plus souvent le lendemain, j'écris une review en le réécoutant encore une ou deux fois, donc sous l'influence du moment présent... Et je procède ainsi afin de proposer le plus rapidement possible mon avis sur le dit album.
Comme par exemple sur le nouvel album de Cradle of Filth en-dessous..

Quoi qu'il en soit, j'ai remarqué que le plus souvent, écrire sous l'influence et l'euphorie du moment, et devoir proposer une review le plus rapidement possible, m'empêche d'avoir le recul suffisant pour exposer un avis objectif et juste.
Par exemple, j'avais adoré le KoRn III de KoRn aux premières écoutes parce que le groupe l'avait promu de manière à faire naître une véritable attente et le résultat était très satisfaisant... Mais avec le recul et le temps, bien que cet album ait tourné dans les platines quelques semaines, il devenait très répétitif, voir lourd… et ne disposait au final que d'une courte espérance de vie… Et aujourd'hui, deux ans après, il prend plus la poussière qu'il ne tourne dans le lecteur de CD... Et lorsque je me tourne vers ma disco de KoRn parce que j'ai envie de réécouter leur musique, il n'est pas le premier vers qui je me tourne... Contrairement à un Untouchables... 

En revanche, LD 50 de Mudvayne est un album que j'avais adoré en 2000, et aujourd'hui encore, 12 ans après, il tourne dans les platines et c'est le premier vers lequel je me tourne quand je veux du Mudvayne... Il a une espérance de vie éternelle, c'est pour moi un album culte et je n'ai pas peur de dire qu'il est encore aujourd’hui, pour moi, LE meilleur album de nu-metal depuis que ce mouvement existe, ou en tout cas celui qui illustre le mieux l'esprit de cette musique (avec Untouchables entre autre)...
Si on prend The New Game, toujours de Mudvayne, je ne l’avais pas du tout aimé à sa sortie, et finalement peu écouté, mais aujourd’hui, 4 ans après, avec le recul etc., je le trouve cohérent et plutôt réussis, avec de véritablement bonnes chansons…

Donc je pensais faire une nouvelle chronique sur le blog (aussi souvent que j'y penserai) qui se nommerait, "[...] 1 an après", dans laquelle je reviendrai sur un album un an après sa sortie, pour voir si je suis toujours d'accord avec moi sur ce que j'en avais dit lors de sa sortie. Ce ne sera pas aussi long que la première chronique, mais juste une sorte de mise à niveau... peut-être plus juste, et plus objective...

Cradle of Filth - Menticore & Other Horrors - Review

Cradle of Filth - Manticore & Other Horrors - 2012 


Album
01. The Unveiling Of O (instrumental)
02. The Abhorrent
03. For Your Vulgar Delectation
04. Illicitus
05. Manticore
06. Frost On Her Pillow
07. Huge Onyx Wings Behind Despair
08. Pallid Reflection
09. Siding With The Titans
10. Succumb To This
11. Sinfoni (instrumental)

Deluxe Digipack Edition
11. Nightmares Of An Ether Drinker
12. Death, The Great Adventure
13. Sinfoni (instrumental)




   Prévu pour le 29 octobre prochain, le nouvel album de Cradle of Filth, « Manticore and Other Horrors », arrive tous justes deux ans après « Darkly Darkly Venus Aversa », album complexe et très difficile d’accès, qui signait un véritable « retour aux sources » et une émancipation de la part du groupe…
Alors ce nouvel album cuvée 2012, depuis longtemps annoncé comme une sorte de petit frère de Midian, avec des riffs plus punks, tout en étant violent et rapide, tient-il ses promesses ?

   Eh bien oui… Cradle of Filth livre une nouvelle fois un album très complexe et dense, mais plus accessible. Pas de concept cette fois-ci, pas d’histoire scénarisée qui s’égrène au fur et à mesure des chansons comme pour le dernier concept album en date « Godspeed on the Devil Thunder », mais un thème commun global : les monstres. Chaque chanson illustre un monstre légendaire, comme une sorte de bestiaire, une compilation d’histoire de monstres, des démons personnels, des chimères, des créatures littéraires, et des entités asservissantes, tirés du folklore de pays du monde entier. D’où le « Other Horrors » du titre.

Un album intense
   Ce qui frappe, c’est en effet l’intensité de l’album, sa rapidité, sa violence, beaucoup de double pédale, un rythme très soutenu, presque suffoquant, tout de même altéré par quelques petits moments plus calmes mais qui ne marquent qu’un court répit avant la reprise des hostilités…
Des riffs plus punks en effet, quelques solos, mais tout cela reste tout de même très « Cradle », sans grandes innovations, mais avec une assurance certaine.
« Manticore & Other Horrors » est une sorte d’hybride entre « Midian » et « Thornography », gonflé aux hormones et sous extasie… Les chansons, d’une durée moyenne de 5 minutes, s’enchainent les unes après les autres sur un rythme très soutenu qui ne laisse pas le temps de se remettre de la précédente. Une claque comme on dit.

Une mélodie sacrifiée et quelques manques
   Ce qui est dommage, c’est que cette déferlante de violence laisse de côté l’aspect très mélodique des compositions auquel nous a habité Cradle. Il n’y a que peu d’arrangements mélodiques au clavier ou orchestre, et c’est un grand manque par rapport à celui auquel il est comparé depuis le début, "Midian"… L’album manque clairement de symphonique et de mélodique… C’est certainement un choix de la part du groupe de privilégier les approches violente et rapide par rapport à la mélodie, mais l’album souffre de l’absence de sa « Her Ghost in the Fog », ou sa « The Death of Love »
On peut également regretter l’absence de ces longues intros envoutantes, pourtant présentent sur "Midian" (le grand frère)… et même de la Deamon Voice de Doug Bradley qui n’aurait fait que renforcer ce côté « Horror », sombre et inquiétant…

Une voix fatiguée
   La voix de Dani Filth assure toujours, mais on sent qu’il peine un peu parfois, que ça devient dur (et d’autant plus en live)… Il a beaucoup moins de nuance dans la voix, son instrument est un peu fatigué, voir usé, et c’est dommage… C’est sûr qu’après 20 ans de carrière à torturer ses cordes vocales comme il le fait, il a le droit d’être un peu fatigué… Mais après tout, Cradle est un groupe très productif, qui gatte véritablement ses fans à chaque album, par beaucoup de travail et d’investissement dans leur musique et dans les packagings proposés, et qui jamais ne prend un album par-dessus la jambe… Mais sont-ils obligés de tenir ce rythme d’un album tous les deux ans ? Ne pourraient-ils pas prendre un peu de temps pour se reposer un peu, faire un petit break pour aussi penser à eux, et revenir reposés et encore plus assoiffés ?… Je ne pense pas que les fans leur en tiendraient rigueur, il y a beaucoup à faire avec presque 20 albums, EPs, compilations et lives, de quoi s’occuper pendant un moment !
Enfin quoi qu’il en soit, Dani Filth tient encore largement la route, maaaais ça m’a un peu marqué à l’écoute de cet album.

Une ouverture un peu plus large
   En ce qui concerne plus globalement l’album, le groupe se rouvre un peu plus largement au public qu’avec leur précédent « Darkly Darkly Venus Aversa », sorte de mariage hybride de leurs premiers albums à la sauce 2010, très refermé sur lui-même et davantage destiné aux véritables connaisseurs de leur musique.
Ici, il entrouvre quand même la porte à un autre public qui avait pu les apprécier sur « Thornography » ou encore  « Nymphetamine ».

Libéré de Roadrunner
   Il est certain que quitter Roadrunner et signer chez Peaceville aura été salvateur et libérateur pour le groupe (et pour beaucoup d’autres d’ailleurs)… Il peut maintenant revenir plus librement au fondamentaux de sa musique, de ses influences, et proposer des albums et des compositions plus proches de ce qu’il est, qui lui ressemble vraiment, sans contraintes ni obligations… Cradle se relève petit à petit et recommence à s’imposer comme le maître de son art.

Conclusion
   « Manticore & Other Horrors » est un album réussi, assez dense et plutôt complexe, malgré quelques petites imperfections et quelques regrets… Il s’adresse à un public plutôt connaisseur et, bien qu’il ne contienne que 11 (ou 13) chansons (par rapport à certains albums qui, avec bonus tracks, peuvent comprendre jusqu’à 25 chansons), est rassasiant, il fait du bien aux oreilles et confirme un peu plus la renaissance de Cradle of Filth. Maintenant reste à connaitre sa durée de vie.

Note : 16/20



www.peaceville.com/cradleoffilt