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mardi 29 novembre 2011

KoRn - The Pass to Totality - Review



Depuis quelques années, KoRn est Le groupe sur lequel il faut taper. Il est vrai que le groupe a pris des directions souvent incomprises et pas toujours avec succès, mais au moins, on ne peut pas lui reprocher de ne pas essayer, d’évoluer, d’explorer de nouvelles orientations, et de rester bloquer dans les années 90 comme certains fans. KoRn n’est pas AC/DC (je n’ai rien contre eux), ils ne referont pas le même album pendant 40 ans de carrière…
Souvent, lorsqu’on lit les critiques de « fans », ils reprochent toujours à leurs groupes préférés de ne pas évoluer, de rester bloqués sur place et de ne pas avancer. Pour KoRn, c’est l’inverse. Le groupe évolue, tente de nouvelles choses, sort des sentiers battus, et propose à ses fans (les vraies) de nouvelles expériences, qu’aucun autre groupe n’oserait aborder, et là encore ça ne va pas ! Alors c’est sûr, ces expérimentations n’ont pas toujours étaient convaincantes, mais merde ! Ils essaient au moins et quoi qu’il arrive, ils n’en perdent jamais leur identité pour autant ! Il y en a marre de toujours entendre des cons se réclamant fans taper sur ce groupe parce que eux, n’ont jamais su évoluer avec leurs groupes et surtout parce que ça fait bien de taper sur KoRn. On peut ne pas être d’accord avec l’orientation prise par le groupe, mais il faut quand même apprendre à respecter le travail des gens, et ne pas se contenter de dire : « C’est de la merde », sans déjà  avoir écouté l’album en entier (et si possible plusieurs fois), et de plus sans avancer la moindre critique constructive et argumentée...
Voilà, ça c’est fait… Je réagissais au commentaire d’un pauvre mec mettant 0/20 à « The Path To Totality » sur metalorgie, n’ayant seulement écouté que « Get Up » et « Narcissistic Cannibal »… et en commentant que c'était de la merde sans plus en dire. Il faut quand même reconnaitre que dans le milieu, il y a des « fans » vraiment cons, heureusement pas trop, mais c’est toujours les mêmes qui font chier !

Donc, après un album revenant « aux sources » de leur musique, KoRn repart la tête la première dans l’expérimentation, mêlant deux styles musicaux en vogue en ce moment mais assez éloignés, la Dubstep et le Metal. Car le groupe ne veut pas rester bloqué dans les années 90, veut avancer, essayer des choses nouvelles, sans, pour une fois, se soucier de ce qu’en pense les autres, et ceux qui les aiment les suivront. Un peu à l’image de Slipknot, on peut largement comprendre, lorsque l’on est suffisamment ouvert d’esprit, que les hommes qui composent un groupe ne veulent pas les mêmes choses à 20 ans qu’à 40 ! Ils changent, murissent, leurs influences se diversifies, les mentalités évoluent… mais on ne va pas faire un cours de sociologie…

Pour "The Path To Totality, le groupe s’est entouré de pas moins de neuf « DJ »/prodcteurs dubstep, assez populaires je pense (bien que je n’y connaisse pas grand-chose), pour les accompagner et produire leur nouvelle réalisation. Ainsi, ces jeunes gens, plutôt talentueux, et pour la plupart fans de KoRn, apportent un vent de fraîcheur aux compos du groupe, en proposant des « outils » pour les pousser et les booster davantage, donnant une nouvelle dimension, beaucoup plus heavy, beaucoup plus puissante, grâce à leur art.

Musicalement, la dubstep permet de pallier l’absence de seconde guitare dans KoRn, depuis le départ de Head, en donnant plus de hargne à la timide et lacunaire guitare de Munky. Mais aussi de booster la batterie de Ray Luzier, dont le jeu timide et relativement académique, ne rivalise, pas pour le moment, avec celui de David Silvera. Le chant de Jon Davis est assez surprenant, il met beaucoup de variation dans sa voix, s’amuse beaucoup, sature également, et on peut même l’entre scater sur « Tension »… Et encore plus surprenant, il « rappe » par moment, chose qui ne s’était plus entendu depuis… Follow The Leader ?!
Ce qui est indubitable avec ce nouvel album, c’est qu’en faisant abstraction de tout ce côté éléctro/dubstep, et en ne gardant que la rythmique, le chant de Jon Davis et l’ambiance des compos, on retrouve un très bon KoRn, très en forme, tel qu’il ne l’avait plus été depuis… Issues.
Ce côté expérimental et (re)nouveau, et le fait que le groupe se foute totalement de ce que les gens peuvent en penser, lui permet, je pense, de se libérer et du coup de revenir plus à ce qu’ils sont et non à ce qu’ils veulent paraitre ou ce que les fans voudraient qu’ils soient.
Pour ses 20 ans de carrière, le groupe ne propose ni un album métal, ni dubstep, mais une sorte d’hybride à la sauce KoRn. Un album que l’on pourrait qualifier de « métal futuriste », que l’on se doit d’admirer pour sa prise de risque. Malgré tout, cet album va partager, certains aimeront, d’autres détesteront, mais il n’y aura pas de juste milieu. A titre personnel, j’ai beaucoup aimé. KoRn a pris un virage très intéressant avec cet album, et expérimente quelque chose d’inédit, en y apportant tout de même leur identité, créant un monstre hybride. Le tout reste très satisfaisant et bien loin du crash catastrophique que l’on aurait pu prévoir, bien au contraire.

"The Path To Totality" est pour moi le même genre de révolution métal/dubstep au même titre que Folow The Leader avait été une révolution métal/hip/hop/rap.

Note : 18/20
Titre à écouter : tous de préférence. Avec quand même une petite préférence pour "Let’s Go" et "Tension".


dimanche 2 octobre 2011

Review en retard

Un peu de retard dans les reviews des derniers albums sortis, alors je me rattrape vite fait avec quelques mots sur les derniers albums sortis ses dernières semaines :

Ghost Brigade : Until Fear No Longer Defines Us : Le groupe finlandais revient avec un album approchant une certaine perfection. Il excelle dans le genre, mélangeant une nouvelle fois le Doom, le Death et le Progressif, il propose un album frais et dépressif. Alternance de balade acoustique sublimée par le chant clair de Manne Ikonen, et des chansons plus poussive, aux gros riffs lourds, et au chant saturé. L’ambiance musicale est aérienne et posée. L’album comporte 10 titres riches en émotion, beaux, lourds, froids et mystiques. Un voyage émotif et intérieur pour ceux qui déprime ou aime passer un beau moment de musique.
Note 17/20



Machine Head : Unto The Locust : Pour faire simple, Machine Head s’est planté avec ce nouvel album. Après deux albums comme Through The Aches et The Blackening, on pouvait espérer, non pas mieux, mais au moins aussi bien avec ce nouvel album. Pourtant tout commence bien avec I am Hell (sonata in C#), bonne intro, des riffs lourds, un début de chanson percutant, mais après, le groupe se perd et c’est là que commence la dégringolade. Le groupe se fait plus expérimental qu’à l’habitude et expérimente peut-être un peu trop. Et là où les précédent albums faisaient monter une certaine excitation titre après titre, celui-ci ne fait que faire monter l’ennuie et l’incompréhension à cause de titre décousu et beaucoup trop long en temps.
Les deux reprises de l’édition spéciale n’apportent rien à l’album et ne sont pas des plus réussies. Enfin la version acoustique de Darkness Within n’est pas trop mal bien qu’un peu trop répétitive…
Cet album sonne un peu comme l’accident de parcours dans la carrière du groupe qui, pour le coup, s’est vraiment perdu et n’a pas su livrer le digne successeur de ses précédentes productions… Dommage…
Note : 09/20




HeadParalyzed (Single) : Tardant à arriver, le second album de Brian ‘Head’ Welch se précise pour début 2012, en attendant, il livre, via sa page facebook, le premier single Paralyzed. Chanson dans la vaine du premier album. Une intro et une musique qui nous fait bien comprendre ce qu’il manque à KoRn depuis qu’il en est parti, à la fois percutante, violente, grasse, sombre avec un soupçon de malsain. Un chant clair filtré, un refrain un peu plus poussif, puis une fin dans laquelle il hurle tout ce qu’il a pour pousser la chanson à son paroxysme. Head semble se détacher un peu de son trip religion pour livrer quelque chose de plus… Kornien… Disons simplement, une chanson de très bon KoRn avec Head au chant…
Note : 14/20



Wayne StaticPighammer : Après avoir planté Static-X, Wayne Static revient avec un album solo dans lequel il fait du pur Static-X, mais avec un petit quelque chose de dérangeant que je ne saurais définir. Cet album est beaucoup trop futuriste, mélangeant le métal, l’indus, l’éléctro... Du coup on se perd un peu et ne sait pas vraiment quoi en penser, ça se laisse écouter, mais c’est spécial, on n’est pas vraiment habituer à ça, c’est presque hypnotique.
Le début de l’album est pas mal du tout, mais il s’essouffle sérieusement sur les quatre dernières chansons. L’ambiance est très noire, collante et très malsaine. Wayne Static est en forme, ça se sent, mais il nous prend un peu de court avec cet album très avant-gardiste.
Note : 15/20



Wednesday 13Calling All Corpses : Nouvel album de Wednesday en solo après une petite parenthèse ratée avec Muderdolls. Et il semble qu’il ne se soit pas vraiment remis de sa re-formation avec Joey Jordison. En effet ce Calling All Corpses n’est pas à compter parmi les meilleurs albums de Wednesday 13. Le rendu est un peu monotone, sans vraiment de relief ou de chanson qui se détache plus que les autres. Le tout est très passable, bien loin de ce à quoi il a pu nous habituer par le passé que ce soit avec Fang Bang ou encore le très bon Skeletons. Il manque ce petit plus, ce petit grain de folie et malheureusement, on s’ennuie un peu…
Note : 12/20

samedi 4 juin 2011

Pain - You Only Live Twice - Review



Après un Cynic Paradise plus que passable en 2008, Pain se devait de se remettre en question pour ne pas sombrer et livrer quelque chose de nouveau tout en restant cohérent… C’est en cette année 2011 que le groupe revient avec You Only Live Twice (rien à voir avec James Bond) et le moins que l’on puisse dire, c’est que le groupe a pris en considération son dernier échec…

You Only Live Twice est une véritable surprise ! Déjà durant la pré-production, Peter Tagtgren avait annoncé l’album le plus violent et lourd du groupe, beaucoup plus influencé par Hypocrisy. Et en effet c’est le cas… Ce nouvel album pourrait se résumé par une rencontre audacieuse entre Pain, Deathstars et Cradle of Filth.
Bon musicalement, il est certain que l’on n’atteint pas des sommets de technique mais en même temps, ça n’a jamais était la marque de fabrique de l’indus. La musique est simple, certes, mais elle est terriblement efficace, bien construite, bien amenée, cohérente…. Si je ne m’abuse, c’est la première fois que, pour un album de Pain, Tagtgren n’enregistre pas l’album seul, mais avec ses musiciens de tournée, et il est clair que ça fait du bien aux compositions. Les samples, comme sur tout album de Pain, sont très présent tout au long des compositions, apportant une profondeur à l’ambiance malsaine et pesante, tel qu’on pouvait la trouver sur l’album Thornography de Cradle of Filth en 2006. Et même d’ailleurs des chansons telles que Feed The Demons ne sont pas sans rappeler le combo britannique.
Le plus étonnant reste la mutation de la voix de Peter Tagtgren qui amène des variations inédites à son chant, se prenant même pour Brian Johnson sur certain morceaux, notamment Dirty Woman, mais aussi tout en ponctuation tout au long de l’album jonglant entre chant clair, saturé, plus trash etc… Seul petit bémol que l’on pourrait reprocher à cet album, son ultime chanson, Season Of The Reaper, piste la plus faible de l’album, loin d’être à la hauteur du reste de l’album, ce qui est un peu dommage.

Sur le disque bonus de l’édition limitée de l’album, on retiendra la chanson Crawling Thru Bitterness, pour le coup beaucoup moins indus que le reste de l’album, avec un jeu de batterie un peu plus recherché, avec de la double pédale et des variations. Cette chanson aurait largement mérité d’être présente sur l’album régulier…
Quant au reste de ce second cd, il est à oublier… Les 4 remixes des chansons de l’album n’ont rien d’intéressant et même dénués de sens… Les chansons lives ne sont pas dénuées d’intérêt, on pourra cependant reprocher le choix des titres qui ne sont pas les meilleurs… En tout cas le son live et travaillé et juste, rien à redire à part qu’on aurait peut-être voulu plus de live plutôt que des remix inutiles….

Ce nouvel album de Pain est un véritable renouveau pour un groupe en perdition depuis quelques années… On aurait pu craindre un certain dénigrement de la part de Tagtgren à cause de tous ses projets parallèles, notamment l’excellentissime production de The Great Mass de Septic Flesh… Mais il n’en est rien, il a su, malgré son emploi du temps plus que chargé, reprendre Pain en main, se poser les bonnes et surtout y apporter les bonnes réponses. You Only Live Twice est un album simple mais efficace, un nouveau départ pour Pain, qu’il va falloir creuser et aboutir.
Le plaisir est certain à l’écoute, peut-être se révèlera-t-til vite lassant… il est possible que peu de chansons restent en tête à l’instar des Same Old Song, Zombie Slam, Shut Your Mouth ect… Seul le temps nous le dira, en tout cas aujourd’hui, on ne boude pas notre plaisir.

Note : 17/20

mardi 19 avril 2011

Septic Flesh - The Great Mass - Review





2011 est l’année du grand retour des grecs de Septic Flesh, attendu au tournant après l’exceptionnel et déroutant Communion sorti en 2008.

Avec The Great Mass, le groupe ne prend pas de grand risque et nous livre la suite logique et parfaite de leur précédent album. Mais ce n’est pas grave tant Communion était court. The Great Mass est un album puissant, épique, mélangeant avec brio orchestre symphonique et musique Black Metal, toujours dans cette ambiance de référence à l’Egypte ancienne. Tout au long de l’album, les deux se marient à merveille et créent une musique à la dimension infinie et magnifique. Chose dont on peut d’autant plus se rendre compte en écoutant la version instrumentale de l’album (disponible dans l’édition Art Book limité de l’album).
L’album est complexe, très complexe et très dense, les compositions sont millimétrées et d’une parfaite justesse. L’instrumentalisation est grandiose.
Pour ce qui est de l’orchestre, tout est parfait, le travail de Christos Antoniou est juste et précis, la prod parfaire. Pour la musique métal, elle est bien souvent un peu trop mise en arrière, laissant souvent la batterie seule avec l’orchestre, mais au final ce n’est pas trop dérangeant car même sans guitare ni basse, l’album conserve toute sa dimension, et on ne s’en rend même pas compte le plus souvent, tant la musique classique est omniprésente tout au long de l’album.
Le chant est toujours aussi particulier, très grave et profondément guttural, partageant la note avec un chant plus clair, à peu de chose près aussi présent que sur Communion, mais également avec un chant féminin soprano, présent sur quelques morceaux.
Le tout donne à ce nouvel album une atmosphère apocalyptique qui fait naître un sentiment oppressant, étouffant, d’une profonde noirceur, qui par moment rend très mal à l’aise, et fait limite peur. Seul le chant clair arrive à percer le nuage noir et épais de cet album, mais ce n’est que de courte durée.

Pour résumer, The Great Mass est la suite logique de Communion, comme le second tome d’une saga apocalyptique. Mais contrairement à Communion, sur lequel on pouvait relever quelques petites erreurs dans les compositions qui hachées certaines chanson, ici tout est parfait. L’album ne souffre d’aucune lenteur et est livré avec une justesse à toute épreuve, le tout dans une ambiance de fin d’un monde d’une profonde noirceur. Septic Flesh pourront-ils encore faire mieux ? Difficile à dire tant la barre est haute avec ce nouvel album.

Note : 18/20

jeudi 3 février 2011

Devildriver - Beast, Review





Beast est le 5eme album de Devildriver. Terminé depuis Juillet 2010, le groupe voulait prendre le temps de travailler sur le postproduction de l’album pour livrer d’après Dez Fafara, l’album le plus violent de Devildriver.

A deux semaines de sa sortie, je vous propose la chronique de ce nouvel album, alors Dez Fafara a-t-il tenu promesse ? L’album tient-il son rang ?  Que vaut se Beast arpès un moyen Pray For Vilains ?...

On ne va pas tourner autour du pot 107 ans, OUI cet album tient ses promesses. Il est très violent, très rapide, très intense, plus sombre que ces prédécesseurs, on en prend .plein la gueule pendant prêt d’une heure et on aime ça, et on en redemande.

Dès  la première chanson, les bases sont posées. Ces bases sont très proches du Devildriver que l’on connait depuis The Last Kind Word, et le groupe s’éloigne un peu plus de ces deux premiers albums (éponyme et The fury...), qui eux pour le coup se retrouvent plus proche de Coal Chambers.
Enfin bref, on ne va pas lancer de débats interminables.
Encore une fois, on peut saluer la production de l’album une nouvelle fois impeccable. Le son est parfait pour chaque instrument, même si par moment, les guitares  auraient méritées d’être légèrement misent un peu plus en avant sur certains passages, mais ce n’est pas gênant. Le mixage également est excellent, mais avec Andy Sneap à cet exercice on ne pouvait en douter.
John Boecklin, le batteur, se surpasse et propose une performance sans égal dans l’histoire du groupe, un jeu rapide, intense, technique, qui tient en grande partie la violence de cet album. La basse est également omniprésente, même si elle n’est pas forcement identifiable par tous, là encore un jeu soutenu qui vient appuyé et donné plus de profondeur à la batterie, un dialogue parfait entre les deux instruments au service du rentre dedans de ce Beast. Les guitares aussi pèsent leur poids dans la balance, des riffs puissants, rentre dedans, sombres, bien plus que sur les précédent albums. Les solos sont bien amenés, parfaitement exécutés et ne font pas tâche dans les compositions. Le tout donne une musique plutôt homogène, d’une grande puissance et d’une terrible brutalité, comme une grosse claque en plein visage. Des compositions d’une rare violence pour ce genre de musique, sans cesse à la limite du death métal sans pour autant verser dedans.
Le chant de Dez Fafara est égal à lui-même, toujours la même voix puissante, gutturale et profonde qui pousse un peu plus dans les aigus quand il force un peu plus. Encore une fois tout semble d’une simplicité enfantine pour lui, son chant est rapide, soutenu, et surtout ne perd pas un gramme de puissance au fur et à mesure des années. On ne pourra ne lui faire qu’un petit reproche qui est que par moment, on se passerait bien de sa voix pour pouvoir apprécier davantage les compositions, l’instrumentalisation, comme pour la chanson, The BLame Game, où après une longue intro très entrainante, on aurait aimé en entendre davantage. Il serait très intéressant de la part du groupe de proposer les versions instrumentales de leurs albums, pour apprécier au mieux la justesse de leur compositions.
Le tout donne donc un album très violent et puissant, d’une brutalité extrême, mais ce qui fait surtout la cohérence de ce Beast est l’ambiance. C’est la première fois depuis que j’écoute ce groupe que je trouve l’ambiance d’un de leurs albums aussi présente et prononcée. Une ambiance à la fois sombre, violente, pesante, mais aussi suffocante, et ce du début à la fin. On pourra je pense reprocher une chose à cet album toutefois ; depuis quelques albums, le groupe nous avait habitué à une musique quand même assez mélodique dans le jeu des guitares notamment, et cette fois-ci, du fait de son extrême violence, on perd un peu de ce côté mélodique qui était assez présent auparavant.

Enfin pour conclure, Devildriver a tenu ses promesses et livre un album auquel on pouvait s’attendre. Bien sûr Devildriver fait du Devildriver, c’est un peu tout la même chose depuis 3 albums, j’en conviens, mais ce n’est pas aussi dérangeant avec cet album que ça avait pu l’être entre Pray for Vilains et The Last Kind World. En revanche, il ne faudrait pas non plus que ça se répète sur un 6ème album, car ce serait certainement un peu lassant. Il faudra peut-être se renouveler un peu sans pour autant perdre son identité, exercice compliqué j’en conviens, mais nécessaire.

Enfin en ce qui concerne, Beast ce n’est pas du tout gênant, comme son nom l’indique, cet album est une bête, plutôt sauvage que domestique, un bête brutale et agressive avec laquelle on ne se lasse pas de jouer quitte à perdre un morceau.

Enfin voilà, objectif atteint pour Devildriver en cette année 2011, espérons que les autres suivent le pas !
Note 17/20





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dimanche 14 novembre 2010

Cradle of Filth - Review




Tracklisting Complete : 

00. Dani Filth Introduction - 2:00 (iTunes exclusive)
01. The Cult of Venus Aversa - 7:07
02. One Foul Step from the Abyss - 4:53
03. The Nun with the Astral Habit - 4:55
04. Retreat of the Sacred Heart - 3:56
05. The Persecution Song - 5:34
06. Deceiving Eyes - 6:32
07. Lilith Immaculate - 6:12
08. The Spawn of Love and War - 6:19
09. Harlot on a Pedestal - 5:09
10. Forgive Me Father (I Have Sinned) - 4:33
11. Beyond Eleventh Hour - 7:16

01. Beast of Extermination - 5:32 (Limited Edition)
02. Truth & Agony - 5:56 (Limited Edition)
03. Adest Rosa Secreta Eros - 3:00 (Fan Edition)
04. Mistress From the Sucking Pit - 7:00 (Limited Edition)
05. Behind the Jagged Mountains - 5:44 (Limited Edition)
06. The Cult of Venus Aversa - Demo Version - 6:48 (Fan Edition)
07. The Nun With the Astral Habit - Demo Version - 4:58 (Fan Edition)
08. Deceiving Eyes" - Demo Version - 6:44 (Fan Edition)



A peine deux années après leur très abouti et réussi Godspeed on the Devil Thunder, Cradle of Filth revient avec un nouvel album. Beaucoup plus assumé dans un retour aux sources, ce nouvel album se révèle un Cradle très proche de sa propre identité, mais se retour aux sources ne se fait-il pas au dépend des acquis du groupe au cours de leurs expérimentations durant les 6 dernières années ? Comme le disait Yoda ; « tu dois désapprendre tous ce que tu as appris […] et seulement ensuite un Jedi tu seras. » Cradle of Filth a certes basculé du côté obscur depuis déjà bien longtemps, mais qu’en est-il de leur approche vers la lumière avec ce nouvel album ? Alors que le grand rival de toujours Dimmu Borgir revient en cette même année 2010 avec un nouvel album beaucoup plus ouvert et accessible à un plus large public, en faisant évoluer sa musique tout en conservant sa propre identité ; évoluant vers un black metal plus populaire, quand est-il du groupe de Black Metal britannique ?

Le nouvel album de Cradle Of Filth, Darkly Darkly Venus Aversa me pose problème… Dani Filth avait annoncé qu’il serait très proche de leur précédent album « Godspeed On The Devil Thunder », mais personnellement, je ne trouve pas du tout qu’il en soit si proche.
 Au contraire, je l’en trouve assez éloigné, mais en revanche beaucoup plus proche de « Damnation And A Day ». Sur son nouvel album, le groupe de Black Metal britannique, fait du pur Black Metal, du vrai, comme avant, et c’est pour cela que cette album est à la fois très réussi mais pourtant très paradoxal.
Depuis quelques années, et quelques albums, le groupe avait évolué et proposé des albums très intéressant parce qu’ils exploités tous de nouvelles facettes du groupe que celui-ci adopté sans perdre son identité. Alors certes les détracteurs ont trouvé à redire sur des albums comme « Nymphetamine » et surtout « Thornography », mais le groupe avait réussi à trouver un juste équilibre entre leur propre musique et celle qui les a inspiré et à laquelle il rendait hommage à travers ses compositions, tout en conservant et faisait muter son identité, pour proposer un musique plus personnelle et atypique au groupe.

Avec ce nouvel album, Cradle Of Filth plaque tout et désapprend tout ce qu’il a appris depuis 6-7 ans pour un retour en arrière, comme une sorte de « dés-évolution » totale pour revenir à ce qu’ils faisaient en 2000-2003 et qui marque certainement le chaînons manquant entre « Damnation And A Day » et « Nymphetamine » pour comprendre l’évolution future du groupe. Comme s’ils complétaient aujourd’hui une étape manquante de 7 années en arrière.

En ce qui concerne la musique, comme je le disais, le groupe revient à un black metal plus conventionnel. Au premières écoutes l’album parait de médiocre qualité, sans vraiment de relief ou de moment fort, comme une seule et même longue et monotone chanson d’1h30. Mais au final au fur et à mesure des écoutes, l’album prend une nouvelle dimension et des chansons émergent comme One Foul Step From the Abyss, The Spawn of Love And War, Harlot on a Pedestal ou même encore la chanson Forgive Me Father (I Have Sinned) qui au premier abord paraissait assez atroce, passe finalement bien mieux les fois suivantes.

Je pense personnellement que ce nouvel album est réussis, mais s’adresse à un public plus retreint de Cradle of Filth, qui connait bien le groupe et ce depuis plusieurs années et qui connait les premiers albums.  Il devrait moins bien passé pour les novices qui ne connaissent le groupe que pour ses 2 ou 3 derniers albums. Pour ma part je pense que le meilleur album du groupe reste Midian et que ce nouvel album en est malgré toutes ses qualités très loin. Ce qui manque à ce « Darkly Darkly Venus Aversa » est une ambiance de fond plus prononcée et assumée, il est difficile d’identifier le thème de l’album, des chansons,  lorsqu’on l’écoute, et c’est un peu dommage.

En conclusion je pense que cet album est un sacré pied de nez à tous les détracteurs du groupe qui pensaient l’avoir enterré avec « Nymphetamine ». Le groupe retourne à ses sources en oubliant un peu ce qu’ils ont appris avec les années, et apporte un chaînon manquant dans l’histoire de leur évolution.
Pour ma part je pense que « Darkly Darkly Venus Aversa » et un cran en dessous de « Godspeed On The Devil Thunder » qui possédait une personnalité beaucoup plus affirmé. Cependant il n’en reste pas moins un bon album.

Pour oser la comparaison avec les rivaux de toujours Dimmu Borgir, ces derniers s’ouvrent et élargissent leur univers à une musique beaucoup plus abordable à un plus grand nombre d’auditeurs, alors que Cradle Of Filth se referme dans sa coquille et produit une musique beaucoup plus personnelle est moins abordable par  « le grand public ».

Note : 15/20


Mise à jour des Bonus tracks sous peu